22/ 11/ 09 : Concert de MUSE !

22/ 11/ 09 : Concert de MUSE !
Tout était parfait !
(excepté la 1ère partie et le grand devant moi)

Le son, la mise en scène, les solos, le piano trop design, les chansons qui ont été jouées, l'ambiance, le beau mec à côté de nous, le rappel/final, les écrans géants, le plafond, ces 10 guitares, les lumières, le fait que l'on ai été plus de 17 000, mais surtout Eux...*



Ils font parti des meilleurs :).

# Posté le mardi 24 novembre 2009 06:37

Modifié le dimanche 29 novembre 2009 13:26

Si vous avez le courage et l'envie de lire.

"Juin 1970.
__Un enfant est emmené par ses parents au cinéma. Comme d'habitude, il s'attend à voir des animaux qui parlent, des fleurs qui chantent ou bien une danse d'hippopotames avec des autruches. Mais on ne lui offre pas son dessin animé annuel depuis dix ans; au lieu de cela, l'écran lui envoie des images en noir et blanc, de sales images tremblées avec un mauvais son, encore plus mauvaises que les films familiaux de vacances. Il ne comprend pas. Un homme à moustache et au regard fixe crie dans la même langue que sa grand-mère alsacienne, oui, la même, à cette différence que c'est beaucoup moins doux et plus autoritaire, ça donne envie de se lever pour obéir. Il ne comprend toujours pas. Puis des images de rafles, d'incendies, de trains où l'on entasse des hommes comme des bestiaux. L'enfant comprend encore moins. Enfin, après les bombes que crottent les avions en l'air, des explosions toujours plus fortes, un feu d'artifice, jusqu'au plus beau, le somptueux champignon nucléaire. L'enfant a peur, il se laisse couler dans son siège pour ne plus voir l'écran. Mais les images déferlent encore, les camps de barbelés, les vivants squelettiques aux yeux noirs, les chambres à gaz, puis les corps nus entassés, à la fois raides et mous, que des pelleteuses mettent dans la terre ou l'inverse, l'enfant ne sait plus, il suffoque, il veut partir, il ne veut plus savoir si c'est cela le monde réel, il ne veut pas grandir, il veut mourir.
__ Au-dehors, il est surpris que le soleil brille encore, que les passants passe et que les filles sourient. Comment peuvent-ils ?
__Les yeux rougis, ses parents lui expliquent avec douceur qu'ils savaient que ce film serait dur à supporter mais qu'ils tenaient à ce que l'enfant le voie.
_-ça c'est réellement passé. C'est notre histoire politique.
"Alors, c'est donc ça, la politique, pensa l'enfant, le pouvoir qu'ont les hommes de se faire autant mal ?"
_-Mais ce Hitler, il était fou, n'est ce pas ?
_-Non. Pas plus que toi ou moi...
_-Et les Allemands, derrière, ils n'étaient pas fous non plus ?
_-Des hommes comme toi et moi.
__Bonne nouvelle ! C'est donc une rude saloperie d'être un homme.
_-Qu'est ce qu'un homme ? reprit le père. Un homme est fait de choix et de circonstances. Personne n'a de pouvoir sur les circonstances, mais chacun en a sur ses choix.
__Depuis ce jour, les nuits de l'enfant sont difficiles, et ses journées encore plus. Il veut comprendre. Comprendre que le monstre n'est pas un être différent de lui, hors de l'humanité, mais un être comme lui qui prend des décisions différentes. Depuis ce jour, l'enfant a peur de lui-même, il sait qu'il cohabite avec une bête sanguinaire, il souhaite de la tenir toute sa vie dans sa cage.
__L'enfant c'était l'auteur de ce livre.
__Je ne suis pas juif, je ne suis pas Allemand, je ne suis pas japonais et je suis né plus tard; mais Auschwitz, la destruction de Berlin et le feu d'Hiroshima font désormais partie de ma vie."


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Eric-Emmanuel Shmitt,
La Part de l'autre.
Si vous avez le courage et l'envie de lire.

# Posté le lundi 13 juillet 2009 22:06

Modifié le samedi 07 novembre 2009 00:44



"- Il y a que trois choses que tu ne m'as pas demandé de faire, que je regrette et j'aurais été cap...

- Genre ?

- Manger des fourmis, insulter les chômeurs qui sortent de l'ANPE... t'aimer comme un fou."




Jeux d'enfants, Julien à Sophie.

# Posté le mardi 05 mai 2009 11:05

Modifié le samedi 07 novembre 2009 00:36